Depuis le 1er janvier 2026, les syndicats sont des tiers au sens de la Loi électorale. Dates, seuils et amendes : ce qui change pour vos communications avant le 5 octobre.

Depuis le 1er janvier 2026, le Québec est en période préélectorale. Toute publicité partisane payée par un tiers, incluant un syndicat, doit être déclarée à Élections Québec dès qu'elle dépasse 1 000 $ en frais de conception, de production ou de diffusion. Aucun plafond ne s'applique encore à cette étape, seulement l'obligation de déclarer.
La Loi électorale classe les syndicats comme des tiers, exactement au même titre que les entreprises, les organismes et les citoyens qui ne sont pas candidats. Le véritable changement de régime survient au déclenchement officiel de la campagne, pas avant.
Le scrutin est fixé au 5 octobre 2026. Élections Québec projette un déclenchement de la campagne le 29 août. La période électorale dure ensuite entre 33 et 39 jours. Quelques repères pour planifier vos communications :
Une fois la campagne lancée, les tiers ne peuvent généralement plus engager de dépenses susceptibles de favoriser ou de défavoriser un parti. Une publicité payée sur Facebook, une capsule vidéo produite pour les réseaux sociaux dès qu'elle implique des frais de tournage ou de montage, tombent sous ce régime. Une publication organique et gratuite reste permise.
Certaines activités demeurent d'ailleurs permises pendant toute la campagne : la publication d'articles ou de lettres d'opinion, les assemblées publiques liées à la mission habituelle de l'organisation, et les publications sur les réseaux sociaux tant qu'aucune somme n'est versée pour en accroître la portée. Élections Québec accepte aussi la diffusion de comparatifs de programmes politiques, à condition qu'ils présentent l'ensemble des partis de façon équitable, sans commentaire ni traitement préférentiel.
Diffuser un rappel de vote ou une information neutre depuis une application que votre syndicat possède déjà ne crée aucun achat média, donc aucune nouvelle dépense électorale à déclarer.
Demander une démoIl existe un statut d'intervenant particulier qui permet à un électeur, à titre individuel, de dépenser jusqu'à 300 $ pour de la publicité non partisane sur un enjeu public. Ce statut est réservé aux personnes physiques. Un syndicat, une entreprise ou une association ne peut pas l'obtenir, peu importe sa taille. La voie légale de la publicité payée est donc fermée aux organisations syndicales pendant la campagne.
Les amendes ne sont pas symboliques. Pour une personne morale, elles peuvent atteindre 50 000 $. La notion de dépense électorale est interprétée largement par Élections Québec : un site web, une application mobile, un événement, tout ce qui donne de la visibilité à un parti peut être visé, même si l'intention derrière est neutre. Élections Québec indique privilégier l'information à la sanction lorsque des irrégularités sont détectées, mais recommande de consulter ses guides avant d'agir en cas de doute. Plusieurs centrales, dont la CSQ, ont rappelé cette année à leurs syndicats affiliés de valider toute activité impliquant un coût auprès de leurs services juridiques avant le déclenchement de la campagne.
La loi n'interdit jamais de diffuser de l'information factuelle et non partisane à vos membres, sans frais de production associés. Concrètement, ça inclut :
Publié sur un canal que vous possédez déjà, sans achat média, aucun de ces contenus ne crée de nouvelle dépense électorale à déclarer.
Fortisia envoie vos rappels de vote et vos communications neutres en notification push, sans passer par un achat publicitaire externe.
Demander une démoUn courriel de masse ou une notification poussée dans une application déjà en place ne coûte rien de plus à envoyer en pleine campagne qu'un jour normal. Une campagne Facebook boostée, elle, coûte de l'argent et tombe directement sous le régime des dépenses électorales interdites dès le déclenchement. Le choix du canal n'est donc pas qu'une question d'efficacité de communication. C'est une question de conformité légale.
Fini les décisions prises dans l'urgence sur la conformité électorale de vos communications.
Fortisia est un canal que votre syndicat possède déjà : diffuser de l'information neutre à vos membres ne crée aucun achat média, donc aucune nouvelle dépense électorale à déclarer.
Vos membres accèdent directement à :
Résultat : votre exécutif communique pendant la campagne sans exposer votre syndicat à une amende.
Depuis le 1er janvier 2026, les syndicats québécois sont des tiers au sens de la Loi électorale. Le déclenchement de la campagne, projeté le 29 août, marque le vrai changement de régime : les dépenses électorales deviennent essentiellement interdites jusqu'au scrutin du 5 octobre, et le statut d'intervenant particulier reste réservé aux individus, jamais aux organisations. Les amendes pour une personne morale peuvent atteindre 50 000 $.
Ce qui reste toujours permis : diffuser de l'information neutre, comme des rappels de vote, sur un canal que votre syndicat possède déjà, sans achat média. C'est exactement dans cette logique que Fortisia sert vos communications pendant la campagne, sans exposer votre organisation à une nouvelle dépense électorale.
Élections Québec projette un déclenchement le 29 août 2026, pour un scrutin le 5 octobre. La période électorale dure habituellement entre 33 et 39 jours.
Non. Une fois la campagne déclenchée, les dépenses électorales sont essentiellement interdites à tous les tiers, incluant les syndicats. Seuls les agents officiels des partis et des candidats peuvent engager ce type de dépense.
C'est toute intervention qui a un coût et un effet partisan pendant la période électorale : publicité, site web, application, événement. L'effet est jugé partisan s'il favorise, défavorise, ou prend position sur le programme d'un parti ou d'un candidat.
Diffuser de l'information neutre sur une application déjà en place, sans achat média, ne crée pas de nouvelle dépense électorale. Le risque apparaît si le contenu devient partisan ou si sa production entraîne un coût additionnel pendant la période visée.
Une personne morale, incluant un syndicat, s'expose à une amende pouvant atteindre 50 000 $ en cas de manquement à la Loi électorale.
Élections Québec – Élections provinciales de 2026 : quatre actions à réaliser dès maintenant
Élections Québec – Règles à respecter pour intervenir dans le débat politique
Élections Québec – Description des dépenses électorales
Élections Québec – Intervenants particuliers
Centrale des syndicats du Québec – Élections 2026 : quelles sont les règles électorales à suivre?